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Repenser la Saint-Valentin : Célébrer l'amour sous toutes ses formes

  • Photo du rédacteur: Sylvie Bertrand-Giroux T.S.
    Sylvie Bertrand-Giroux T.S.
  • 9 févr.
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 7 jours

Publié par Sylvie Bertrand-Giroux, T.S. | Travailleuse sociale à St-Bruno et à Longueuil



Introduction


La Saint-Valentin approche, et avec elle, son lot d'attentes sociales et de pressions commerciales. Roses rouges, dîners romantiques, déclarations passionnées... Mais qu'en est-il de ceux et celles qui ne correspondent pas à ce moule traditionnel ?


Les données récentes de l'Institut de la statistique du Québec révèlent qu'en 2024, seulement 25 % des hommes et 29 % des femmes se marieraient au moins une fois avant leur 50e anniversaire. De plus, 44,2 % de la population québécoise âgée de 15 ans et plus ne vit pas en couple¹.


Ces chiffres nous rappellent une réalité importante : les relations prennent mille et une formes. Et la pression sociale autour du 14 février peut affecter le bien-être et le fonctionnement quotidien de bien des personnes — célibataires, en couple, en transition relationnelle ou en questionnement.


Ce que la Saint-Valentin révèle — un phénomène social


La Saint-Valentin n'est pas qu'une fête commerciale. Elle agit comme un révélateur de notre rapport aux relations et à nous-mêmes. Pour beaucoup de personnes entre 35 et 55 ans, cette période de l'année coïncide avec des questionnements sur leurs rôles relationnels, leurs besoins non exprimés, ou des transitions de vie importantes.


Ce qui caractérise souvent les situations que les gens me partagent en consultation autour de cette période :

  • Un sentiment d'isolement amplifié par les attentes sociales autour du couple

  • Une pression de performance relationnelle qui génère de la culpabilité ou de la honte

  • Des difficultés de communication dans le couple qui ressortent lors des moments symboliques

  • Un questionnement sur la place qu'on s'accorde à soi-même dans ses relations

  • Des transitions relationnelles (séparation, deuil, recomposition familiale) que cette journée rend plus difficiles à traverser


Ce ne sont pas des problèmes psychologiques. Ce sont des enjeux de fonctionnement social et relationnel — et c'est précisément là que le travail social intervient.





Ce que la recherche nous dit sur les relations


Les chercheurs qui étudient les relations nous rappellent quelques réalités importantes, utiles à connaître.


Sur la qualité de la communication : Les travaux du Dr John Gottman, chercheur américain spécialisé dans l'étude des relations de couple, ont montré que ce ne sont pas les conflits qui fragilisent les relations, mais la façon dont on les traverse. La présence ou l'absence de tentatives de réparation pendant les désaccords — et la capacité à les accepter — serait l'un des meilleurs prédicteurs de la durabilité d'une relation².


Sur la relation à soi-même : Des méta-analyses portant sur des dizaines d'études ont documenté un lien significatif entre la bienveillance envers soi-même et le bien-être général³. Pour les adultes de 35 à 50 ans, qui jonglent souvent avec de multiples rôles sociaux (parent, conjoint·e, travailleur·euse, aidant·e), cette réalité prend une dimension particulière.


Sur les formes que prennent les relations : Les relations amoureuses, amicales, familiales et communautaires contribuent toutes au bien-être et au fonctionnement social d'une personne. La recherche en travail social reconnaît depuis longtemps l'importance du réseau de soutien dans la capacité d'adaptation aux défis de la vie.


Note : Ces éléments sont présentés à titre informatif. Pour un accompagnement approfondi sur les dynamiques relationnelles ou psychologiques, un psychologue est le professionnel approprié.


Comment une travailleuse sociale peut vous accompagner


Je tiens à être claire sur ce que je fais — et ce que je ne fais pas — parce que ça compte.


En tant que travailleuse sociale membre de l'OTSTCFQ, mon rôle est d'évaluer votre fonctionnement social et d'intervenir sur les conditions de vie et les facteurs environnementaux qui affectent votre bien-être.


Je n'effectue pas de psychothérapie et je ne pose pas de diagnostic de trouble mental.

Ce que je peux faire concrètement avec vous en contexte relationnel :


Évaluer votre situation globalement : Quels sont vos rôles actuels dans vos relations ? Quelles sont vos ressources — personnelles, familiales, communautaires ? Où se situent les surcharges ou les manques ? Cette évaluation du fonctionnement social est le point de départ de tout accompagnement sérieux.


Vous aider à clarifier vos besoins et vos rôles relationnels : Pas de la psychologie — du travail concret sur votre réalité quotidienne : comment vous organisez vos relations, quelles attentes vous portez, quelles limites vous avez de la difficulté à poser.


Travailler sur la communication dans vos relations : Comment exprimer ce dont vous avez besoin ? Comment naviguer un conflit récurrent ? Comment traverser une transition relationnelle (séparation, recomposition, deuil) en préservant votre fonctionnement social ?


Vous accompagner dans l'accès aux ressources : Services communautaires, groupes de soutien, médiation familiale, ressources pour proches aidants — orienter vers les bonnes ressources fait partie de mon rôle.


Vous soutenir dans la durée : Les enjeux relationnels ne se règlent pas en une rencontre. Un accompagnement régulier permet de faire le point, d'ajuster, et de ne pas rester seul·e face à une situation qui évolue.





Ce que je ne peux pas faire — et à qui je vous réfèrerai


Si votre situation révèle des enjeux psychologiques plus profonds — traumatismes relationnels, troubles anxieux ou dépressifs persistants, ou besoin d'un travail en profondeur sur vos façons d'entrer en relation — je vous orienterai vers un psychologue ou votre médecin.


Un psychologue est le professionnel habilité à offrir de la psychothérapie et à poser des diagnostics. Les deux types d'accompagnement peuvent d'ailleurs se compléter très bien.


Mon rôle inclut aussi de vous dire si je ne suis pas la ressource la plus appropriée pour vous — et de vous aider à trouver celle qui l'est.


Cette Saint-Valentin, une occasion de faire le point


Quelle que soit votre situation relationnelle — célibataire, en couple, en transition, ou en questionnement — le 14 février peut être l'occasion de prendre un moment pour vous demander : est-ce que mes relations actuelles soutiennent mon bien-être ? Est-ce que je m'accorde la même attention que j'accorde aux autres ? Est-ce que je dispose des ressources pour traverser ce que je vis ?


Si ces questions trouvent peu de réponses claires, ce n'est pas un signe de faiblesse. C'est souvent le signe qu'un espace pour en parler pourrait vous être utile.





Un mot avant de terminer


Vous n'avez pas à attendre un contexte stressant pour consulter. Les personnes qui me contactent le font souvent parce qu'elles sentent que quelque chose ne tourne pas rond dans leur fonctionnement relationnel, sans nécessairement savoir nommer quoi. C'est un point de départ valable.


Vous pouvez me contacter pour un premier échange téléphonique gratuit d'environ 15 minutes. On discute brièvement de votre situation, de vos besoins, et je vous dis si je peux vous aider — et comment.


Note : En tant que travailleuse sociale, mon rôle est d'intervenir sur votre fonctionnement social — je n'offre pas de psychothérapie.


Sylvie Bertrand-Giroux, T.S.

Travailleuse sociale | Membre de l'OTSTCFQ depuis 2012

Numéro de permis : BERS1212180TS

St-Bruno-de-Montarville et Longueuil | Téléconsultation disponible

450-350-0332




Références et ressources


  1. Institut de la statistique du Québec (2025). Le mariage demeure peu fréquent au Québec : portrait de la nuptialité en 2024. https://statistique.quebec.ca/fr/communique/mariage-demeure-peu-frequent-portrait-nuptialite-2024

  2. Gottman, J. M., & Silver, N. (1999). The Seven Principles for Making Marriage Work. Crown Publishers. Pour une synthèse accessible : Institut Gottman — www.gottman.com

  3. Zessin, U., Dickhäuser, O., & Garbade, S. (2015). The relationship between self-compassion and well-being: A meta-analysis. Applied Psychology: Health and Well-Being, 7(3), 340-364. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26311196/


Note déontologique : Cet article a pour objectif d'informer et de sensibiliser. Il ne constitue pas une évaluation professionnelle ni une recommandation personnalisée. Si vous vivez une détresse importante, consultez un professionnel de la santé ou composez le 811 (Info-Social). Des pensées suicidaires ou une crise aiguë → 1 866 APPELLE (24/7), 911 ou hôpital.


 
 
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